Placez les mots que vos lecteurs tapent dans Google dans le titre de la page, dans le titre principal (H1), dans le texte et ses intertitres, dans le texte alternatif des images et dans le texte des liens. C'est la seule liste d'emplacements que publie Google. Des règles comme « le mot-clé dans les 100 premiers mots » ou « un seul H1 » ne figurent dans aucun des documents de Google et de Bing que nous avons lus. Voici chaque emplacement, puis la place du mot-clé dans nos 4 guides en français.
Ce que Google et Bing écrivent eux-mêmes
Dans ses « Essentiels de la recherche Google », anciennement « Consignes aux webmasters », Google recommande d'utiliser les mots que les internautes pourraient employer pour rechercher votre contenu et de les placer « à des emplacements bien visibles sur la page » : le titre et l'en-tête principal, puis d'autres emplacements descriptifs comme le texte alternatif et le texte de lien. Son aide sur les liens a même une section intitulée « Placement du texte d'ancrage ».
Sur ses pages consacrées au fonctionnement de la recherche, Google explique pourquoi : le signal de pertinence le plus simple est la présence des mots de la requête ; s'ils apparaissent dans les titres ou le corps de texte, la page a plus de chances de répondre à la recherche. Il ajoute une limite : qui cherche « chiens » ne veut pas d'une page qui répète ce mot des centaines de fois, mais plutôt des photos, des vidéos ou une liste de races.
Les consignes de Bing pour les webmasters, que nous avons lues en anglais, demandent que le titre, l'en-tête et le contenu visent la même intention, que l'essentiel figure en haut de la page, sans longue introduction, et que les liens portent un texte d'ancrage pertinent. En France, selon StatCounter, Bing représentait 5,47 pour cent des pages vues venues des moteurs de recherche en septembre 2026, et 15,79 pour cent sur ordinateur.
Les deux fixent la même limite. Pour Bing, les répétitions excessives, les formulations peu naturelles et les mots-clés hors sujet peuvent réduire la visibilité d'une page, voire la faire retirer. Google parle d'« accumulation de mots clés », dans ses règles concernant le spam comme dans ses aides sur les titres, les images et les liens.
Notre relevé : 4 guides en français, 8 emplacements
Le 17 octobre 2026, nous avons relu les 4 guides en français alors en ligne sur polytested.com. Pour chacun, nous avons cherché le mot-clé cible choisi à la rédaction à huit endroits : balise title (sans le nom du site), H1, URL, meta description, premier paragraphe, intertitres H2, texte alternatif de l'image et texte des liens par lesquels nos autres guides en français y renvoient. Trois cas :
- Exact : la suite de mots du mot-clé, sans tenir compte des majuscules, des accents ni des traits d'union. « Mots-clés » compte donc pour « mots clés ».
- Variante : tous les mots principaux, au singulier ou au pluriel, dans un autre ordre ou séparés par d'autres mots.
- Absent : il manque au moins un mot principal.

- URL : le mot-clé figure dans les 4 adresses, chaque fois sans accent.
- Titre, H1, meta description, premier paragraphe : 4 sur 4, dont 3 fois sous la forme exacte. La variante vient chaque fois du guide « Mots-clés et référencement », dont nous reparlons plus bas.
- Intertitres : chaque guide a au moins un H2 avec le mot-clé ou une variante, mais cela ne fait que 9 intertitres sur 48.
- Texte alternatif : 2 sur 4. Chaque guide n'a qu'une image ; deux d'entre elles montrent un extrait de code et un tableau, et leur description ne reprend pas le mot-clé.
- Liens internes : les 4 guides reçoivent des liens de nos autres guides, et pour 3 d'entre eux le texte du lien contient le mot-clé exact.
Notre site est en ligne depuis le 13 octobre 2026 : il est trop tôt pour dire quel emplacement a pesé sur le classement. Ce relevé montre comment nous écrivons, pas ce qui se classe.
Titre et H1 : les mêmes mots principaux
Dans son guide « Bien débuter en référencement naturel (SEO) », Google demande un titre propre à chaque page, clair, concis et fidèle à son contenu. Son aide sur les liens de titre précise qu'il n'existe aucune limite de longueur pour l'élément <title>, mais que le lien de titre est tronqué si nécessaire, en général pour s'adapter à la largeur de l'appareil. Elle déconseille de répéter les mêmes mots ; l'exemple de la version française, « Trucbidule, truc bidule, trucbidules, trucs bidules », n'aide pas l'internaute et peut faire passer le site pour du spam.
Sur l'ordre des mots, cette aide ne dit rien. Nous plaçons quand même le mot-clé plutôt au début, pour une raison pratique : quand un titre est coupé, c'est la fin qui disparaît. Longueurs et troncature sont détaillées dans notre guide sur le titre SEO.
Le H1 doit dire la même chose que le titre. Google conseille de bien distinguer le titre principal, par exemple en l'insérant dans le premier élément <h1> de la page : si plusieurs titres ont la même importance visuelle, il peut retenir le premier. Il demande aussi d'écrire le titre dans la langue du contenu principal ; sur un site multilingue, chaque version a son titre dans sa langue.
Chez nous, 2 titres sur 4 commencent par le mot-clé exact : « SEO international : … » et « Fichier SRT : … ». Le guide sur hreflang commence par « Balise hreflang », plus naturel que le mot seul.
Texte et intertitres : répondre d'abord, sans quota
Google ne fixe aucune position pour le mot-clé dans le texte, ni « les 100 premiers mots », ni un autre seuil ; Bing demande seulement de placer l'essentiel en haut de la page. Si votre premier paragraphe répond à la question, les mots de la recherche y figurent presque toujours. C'est le cas dans nos 4 guides, 3 fois sous la forme exacte : le guide sur le fichier SRT commence par « Un fichier SRT est un fichier texte brut… ».
Pour les intertitres, Google est encore moins exigeant. Dans son guide de démarrage, parmi les points sur lesquels il juge inutile de se concentrer, figure le « nombre et ordre des titres » : un ordre sémantique aide les lecteurs d'écran, mais pour la recherche Google, l'ordre importe peu, et il n'existe pas de nombre idéal de titres. Bing cite une hiérarchie logique de H1 à H6 parmi les bonnes pratiques.
Dans nos guides, 9 intertitres sur 48 contiennent le mot-clé ou une variante. Les autres nomment un sous-thème ou une étape, comme « Domaine national, sous-domaine ou sous-répertoire ? ». Un intertitre sert d'abord au lecteur qui parcourt la page.
URL : des mots lisibles, avec ou sans accents
Le guide de démarrage de Google est net : du point de vue du classement, les mots clés du nom de domaine ou du chemin de l'URL n'ont, à eux seuls, pratiquement aucun effet, hormis leur affichage dans le fil d'Ariane. Ses bonnes pratiques pour les URL restent utiles aux lecteurs : des mots compréhensibles plutôt que de longs identifiants, des mots dans la langue de l'audience « et, le cas échéant, des mots translittérés », des traits d'union entre les mots plutôt que des traits de soulignement ou des mots collés. Et la casse compte : Google traite /APPLE et /apple comme deux URL distinctes.
Pour les accents, vous avez le choix. Google demande que les caractères non ASCII soient encodés en pourcentage dans les liens ; son exemple est allemand, gem%C3%BCse plutôt que gemüse. En français, « é » s'écrit ainsi %C3%A9. L'autre solution consiste à retirer les accents : « référencement » devient referencement.
C'est notre choix : 3 de nos 4 adresses en français reprennent un mot qui porte un accent dans le titre, comme referencement-mots-cles-…. Une adresse est une chaîne exacte : un lien qui garde les accents, /fr/blog/r%C3%A9f%C3%A9rencement-mots-cl%C3%A9s-…, aboutit chez nous à une page 404 (test du 17 octobre 2026). Les ancres de nos intertitres, la partie de l'adresse après le #, perdent aussi leurs accents : « Accents et cédille : … » devient #accents-et-cedille-…. Pour Google, ces ancres pèsent peu, car sa recherche n'accepte généralement pas les fragments d'URL.
Choisissez une graphie avant de publier et gardez-la. Changer une adresse en ligne pour y ajouter un mot-clé impose une redirection, pour un effet presque nul ; la marche à suivre est dans notre guide sur la refonte de site.
Meta description : pour le clic, pas pour le classement
Google l'a écrit sur son blog le lundi 21 septembre 2009 : il utilise parfois la balise meta description pour afficher les extraits, mais n'en tient pas compte pour le classement. Un bandeau ajouté depuis indique que l'article est ancien, mais que la balise meta keywords n'est toujours pas prise en charge. Aucun texte plus récent de Google ne dit le contraire, à notre connaissance.
Son aide sur les meta descriptions ajoute que les extraits viennent surtout du texte de la page, que la même page peut afficher des extraits différents selon la requête et qu'il n'y a pas de limite de longueur : l'extrait est tronqué si nécessaire. Une meta description faite d'une longue chaîne de mots clés a peu de chances d'être affichée ; le mauvais exemple de Google est « Articles de couture, laine, crayons de couleur, machines à coudre, fils, canettes, aiguilles ».
Nos 4 meta descriptions contiennent le mot-clé, 3 fois sous la forme exacte. Le guide de démarrage décrit la meta description comme un résumé succinct de la page, en une ou deux phrases : écrivez-la pour que la personne qui a cherché y reconnaisse sa réponse.
Images : texte alternatif, nom de fichier et légende
L'aide de Google sur le référencement des images entre dans le détail :
- Le texte alternatif d'abord : c'est l'attribut le plus important pour décrire une image. Google l'utilise avec des algorithmes de vision par ordinateur et le contenu de la page ; sur une image qui sert de lien, il fait office de texte d'ancrage.
- Des mots clés, de manière appropriée : un texte utile et informatif, sans remplir l'attribut
altde mots clés, ce qui peut faire passer le site pour du spam. Le mauvais exemple de Google enchaîne « chiot chiots petit chien petits chiens… » ; le meilleur est « Chiot dalmatien en train de jouer à la balle ». - Le texte autour : Google tire aussi des informations de la page, légendes comprises. Placez les images près du texte qui les concerne.
- Le nom de fichier : il peut donner à Google « des indices très légers » ;
my-new-black-kitten.jpgvaut mieux queIMG00023.JPG. Si vous localisez vos images, traduisez aussi les noms de fichiers.
Chez nous, le texte alternatif contient le mot-clé 2 fois sur 4. C'est voulu : il décrit ce que montre l'image, et le mot-clé n'y figure que s'il fait partie de la description.
Texte des liens et liens internes
Le texte d'ancrage est la partie visible d'un lien. Selon l'aide de Google sur les liens, il indique aux internautes et à Google le sujet de la page visée. Un bon texte d'ancrage est descriptif, concis et pertinent pour les deux pages ; « site Web » ou « article » sont trop génériques. Le test de Google : lisez le texte du lien seul et demandez-vous s'il se comprend. À l'inverse, si vous avez l'impression de forcer des mots clés dans le texte d'ancrage, c'est probablement trop. Les mots avant et après le lien comptent aussi.
Vos liens internes ont un effet de plus : parmi les sources que Google utilise pour le lien de titre d'une page figure le texte des liens qui renvoient vers elle. Pour les liens venus d'autres sites, la règle est plus stricte : les règles de Google concernant le spam rangent parmi les « liens toxiques » les liens au texte d'ancrage optimisé dans des articles d'invités ou des communiqués de presse diffusés sur d'autres sites. Le détail est dans notre guide du SEO white hat.
Pour 3 de nos 4 guides, le texte des liens reçus contient le mot-clé exact, comme « fichier SRT ». Le guide « Mots-clés et référencement » reçoit « choisir ses mots-clés » et « mots-clés SEO » : descriptifs, mais sans « référencement ».
Densité et accumulation de mots clés
La densité de mots-clés est la part d'un mot-clé dans l'ensemble des mots d'un texte. Google ne donne aucun chiffre cible. Son guide de démarrage dit plutôt l'inverse : répéter trop souvent les mêmes mots, même dans des variantes, est pénible pour les utilisateurs, et l'accumulation de mots clés enfreint ses règles concernant le spam. Ces règles la définissent comme le fait de remplir une page de mots clés ou de chiffres pour manipuler le classement, par exemple des villes et des régions citées plusieurs fois pour apparaître dans les recherches sur ces lieux.
Il n'y a pas non plus de longueur idéale. Selon le guide de démarrage, la longueur du contenu n'a pas d'importance pour le classement, et varier les mots donne plus de chances d'apparaître, parce que la page couvre davantage de mots clés. Dans ses questions sur les contenus utiles, Google précise qu'il ne préfère aucun nombre de mots. Quant à la balise meta keywords, elle n'a aucune incidence sur l'indexation ni sur le classement.
Dans nos 4 guides, la part des mots qui forment l'expression exacte du mot-clé va de 0,1 à 1,08 pour cent :
| Mot-clé cible | Occurrences exactes | Densité |
|---|---|---|
| référencement mots clés | 1 | 0,1 pour cent |
| seo international | 5 | 0,29 pour cent |
| fichier srt | 10 | 0,69 pour cent |
| hreflang | 33 | 1,08 pour cent |
Le guide sur hreflang atteint la valeur la plus haute parce que son sujet tient en un seul mot technique. À l'autre bout, « référencement mots clés » n'apparaît qu'une fois, dans le tableau de notre liste de mots-clés, et jamais dans une phrase.
Une requête n'est pas une phrase
Les mots-clés des outils sont des requêtes telles qu'on les tape, parfois sans article ni préposition. Dans notre plan Semrush pour la France (12 et 13 octobre 2026), « référencement mots clés » compte 260 recherches par mois et « srt fichier » 320. Votre texte, lui, doit être écrit en français : « les mots-clés en référencement », « le placement des mots-clés ». Notre guide qui vise « référencement mots clés » s'intitule donc « Mots-clés et référencement : comment les choisir, avec des exemples ». Un compteur de densité n'y trouve presque rien, alors que la page répond à la recherche dès sa première phrase.
Google décrit ce décalage avec ses propres mots. Selon son guide de démarrage, ses systèmes de mise en correspondance linguistique peuvent comprendre comment votre page correspond à de nombreuses requêtes, même sans les termes exacts. Sur sa page consacrée au classement, l'exemple français est une recherche sur la façon de « changer la luminosité » d'un ordinateur portable, alors que le fabricant a écrit « régler la luminosité » : ses systèmes comprennent que les mots et l'intention sont liés. Inutile donc d'enchaîner les variantes : l'exemple « Trucbidule, truc bidule, trucbidules, trucs bidules » vaut aussi pour « mots clés, mots-clés, mot clé ».
Traits d'union et accents comptent surtout dans les outils, qui traitent chaque graphie comme un mot-clé distinct. Sur les 12 mots-clés de notre plan qui contiennent « mot clé » ou « mots clés », un seul a le trait d'union, et Google lui-même écrit « mots clés » dans son guide de démarrage. Nous écrivons « mots-clés », et notre relevé compte les deux formes comme identiques. Les écarts de volume entre formes avec et sans accent sont détaillés dans notre guide mots-clés et référencement.
Pour la Belgique, la Suisse ou le Québec, le principe reste le même : placez les mots que les lecteurs de ce pays emploient. Pour publier une version par pays, voyez notre guide du SEO international.
Liste de contrôle
- Un mot-clé par page, choisi avant d'écrire.
- Titre et H1 : les mêmes mots principaux, sans répétition.
- Premier paragraphe : il répond à la recherche.
- Intertitres : ils annoncent la section, avec une variante du mot-clé si elle vient naturellement.
- Images : un texte alternatif qui décrit l'image, un nom de fichier lisible et traduit.
- Texte des liens : il décrit la page visée.
- URL : courte, en minuscules, une seule graphie pour les accents, inchangée après la mise en ligne.
- Meta description : un résumé en une ou deux phrases, pas une liste.
- Aucune liste de variantes, ni dans le titre, ni dans le texte, ni dans le texte alternatif.
